Fils résorbables

Autant les fils d’or n’ont jamais eu d’efficacité, autant les fils crantés résorbables ont une action indéniable. Implantés dans l’épaisseur de la peau, dans le sens opposé à la glissade des tissus sous l’effet du poids ou du vieillissement, ils permettent une remise en tension puis une rétraction des tissus distendus.
La mise en place privilégiée est celle utilisant la canule car les hématomes sont rares et la reprise d’une activité normale est possible le plus souvent dès le lendemain
Toutefois, leur action ne sera pleine et entière que si la personne chez qui les fils sont posés possède un pouvoir de néo-collagénogénèse = à la façon d’un tuteur, le fil a pour but de déclencher une production de collagène qui épaissira et augmentera la résistance du fil. Juste après la pose, le patient doit limiter les mouvements de mastication, d’ouverture de la bouche, afin de permettre au pouvoir du fil de s’installer sans se rompre.
Dix à quinze jours plus tard, le fil peut se percevoir au toucher à travers la peau, ce qui témoigne de l’augmentation de son diamètre donc de sa résistance. Puis il s’intégrera dans le derme pour y jouer son rôle durant une année environ.
Juste après la pose, l’excédent de peau obtenue par la mise en tension donnera un aspect plissé puis la peau se rétractera durablement. 
Le pouvoir de néo-collagénogénèse est directement lié à l’hygiène de vie (effets pervers du tabac, alcool, caféine, anorexie, insomnie,…), à un bon équilibre hormonal et à une bonne assimilation digestive des nutriments.
La réputation des fils crantés est souvent entachée par une pose sans s’enquérir de l’état de santé du patient. 
Si la prise en charge du patient est complète en s’assurant de ce pouvoir de néo-collagénogénèse, les fils constituent une excellente alternative en attendant qu’il soit nécessaire de passer au lifting ou en complément ultérieur de ce dernier. 
Les zones les plus propices: l’angle du cou, les bajoues, l’optimisation de l’oval du visage, et les bras.
Cette dernière indication tient au fait que le lifting chirurgical des bras se solde bien souvent par des cicatrices chéloïdes indépendantes du talent du chirurgien.
Les fils ne laissent pas de cicatrice mais nécessitent la pose de plusieurs fils si la peau est très relâchée et ne seront pas réalisables en cas d’excédent de graisse.
Le prix de l’acte dépend directement de la difficulté technique et du nombre de fils nécessaires. Dans ce cas encore, le devis préalable est indispensable.