Quel est le rôle du réseau veineux ?
L’ensemble des veines de votre corps représente des kilomètres de longueur. Ces veines ont une paroi souple, aisément compressible. Si vous augmentez votre stock graisseux, chaque lobule sera capable de comprimer les veines ; les ballonnements digestifs ou une irrégularité de transit agissent comme un énorme garrot serré autour de votre taille ; les vêtements trop serrés et la position immobile au travail sont encore des mécanismes de compression veineuse.
Le sang artériel fuse vers la périphérie pour y être filtré, transformé en liquide lymphatique, apportant à nos cellules l’oxygène et les nutriments nécessaires puis, en retour, il draine le gaz carbonique et les toxines. Si les échanges ralentissent, les toxines s’accumulent et créent une pollution néfaste à l’anabolisme du corps : muscles, nerfs, tendons et peau souffrent.
Les veines elles-mêmes se dilatent, deviennent visibles sous la peau jusqu’à y creuser leur sillon et devenir à proprement parler des varices. La constitution des varices traduit l’asphyxie relative de l’ensemble de la partie basse du corps.
Quels sont les deux réseaux veineux des membres inférieurs ?
En ce qui concerne les membres inférieurs, il y a deux réseaux veineux : un réseau profond, au contact osseux et en pleine masse musculaire, drainant 90 % du sang veineux. Un autre réseau superficiel draine le reste. Entre les deux existent des communications nommées perforantes, dans lesquelles le sang quitte la surface pour rejoindre la profondeur.
Sous l’influence, entre autres, d’efforts intenses réalisés « à glotte fermée », la circulation s’inverse dans ces perforantes et occasionne un reflux veineux vers la périphérie, constituant un œdème et des troubles trophiques cutanés. Dans ce contexte, le sang remonte difficilement du pied jusqu’au bassin, avec risque de phlébite.
En résumé, prendre soin de nos jambes, c’est aussi protéger notre santé.
Quels sont les moyens de traiter nos jambes ?
- Dormir tête en bas comme les chauves-souris ? Cela occasionnerait des varices du visage
- Relever les pieds du lit ? Excellente façon d’induire un reflux gastro-œsophagien
- Mettre les pieds sur une table basse, le temps de se détendre en lisant ou en visionnant un film ? Certainement, car les pieds sont un peu au-dessus du bassin et le buste supervise
- Porter des chaussettes ou bas de contention, en particulier au cours du sport, crée un excellent massage dans un contexte de sur-oxygénation, encore meilleur
- La pressothérapie : une technologie simple qui peut être d’abord testée chez votre kinésithérapeute puis, comme le prix de ce genre de machine n’est pas excessif, sans entretien coûteux, peut valoir le coup d’être acquise pour la maison
- Le traitement laser : agit superficiellement mais n’atteint pas les perforantes. Il sera utile en fin de traitement quand le sens de retour physiologique du sang veineux sera rétabli
Les scléroses veineuses par injection
Elles présentent l’avantage de diffuser tant en surface qu’en profondeur. Elles demandent une bonne connaissance et maîtrise du geste car, si le produit injecté en intraveineux détruit très bien les varices, il détruira très bien aussi ce qui se trouve en dehors des varices.
Le protocole de soins doit être patient et rigoureux : sachant que la pression dans une veine est étroitement liée à la hauteur de veine refluante au-dessus du point d’injection, il faut donc soigner les varices en priorité du haut de la cuisse vers la cheville en ciblant uniquement les veines visibles en couleur bleu/vert à travers la peau puis, dans un second temps, traiter là encore du haut vers le bas les télangiectasies.
En moyenne, vingt séances sont nécessaires à un premier traitement. Ultérieurement, 2 à 3 séances d’entretien par an suffisent à entretenir les résultats. Entre chaque séance de scléroses, réalisées alternativement d’une jambe à l’autre, on laissera un minimum de 15 jours s’écouler. Quand la température ambiante dépasse 25°, mieux vaut suspendre les traitements.
Les incidents : même quand l’injection est parfaitement réalisée, un peu de sang peut être piégé entre deux zones de sclérose et laissera un cordon chaud et sensible qu’il conviendra d’évacuer par simple ponction. Afin de limiter le risque, on demande à ce que la patiente porte une chaussette ou bas de contention durant 3 jours ou plus.
En résumé : ces techniques sont lentes, répétitives mais efficaces.
Quel bilan réaliser avant de se lancer ?
Dans le bilan préalable, un examen écho/doppler déterminera s’il faut envisager en priorité une action chirurgicale en cas de fort reflux sur perforante ou crosses de saphène.